lundi 28 novembre 2011

Et si les emballages devenaient plus simples ?

















Un laboratoire a imaginé des emballages de produits de grandes consommations en version simplifiée, afin de montrer que le design n’est pas toujours nécessaire.
Depuis quelques semaines, l’enseigne Monoprix a décidé de simplifier les designs de ses emballages pour revenir à l’essentiel. Dans cette même idée, le laboratoire Antrepo a imaginé des versions simplifiées des packagings de produits de grande consommation tels que le Nutella, le Red Bull, le Nesquik, ou encore Pringles.
Ainsi, deux versions sont proposées dans le but de montrer à quel point le design, pour ces produits connus de tous, n’est plus une nécessité. Pour imaginer ces concepts, le laboratoire s’est mis comme règle de ne pas changer les couleurs, et de ne pas modifier la forme de l’emballage. Au final, cela nous donne des versions au design épuré, tout aussi reconnaissables que celles existantes.
Découvrez des emballages de grandes marques simplifiées en images sur Zigonet.

Qu'elle belle idée! Enlevé le superflux, tout ce qui est dérangeant pour l'oeil actuel qui demande aux compagnie de simplement nous illustrer la vérité et le produit lui-même. Pourquoi ne pas simplifier l'emballage surtout puisque nous sortons d'une Ère de sur emballage!

Les bibliothèques plus populaires que jamais malgré la technologie

Les rangées de sièges et de bureaux de... (Photo: Robert Mailloux, La Presse)C'est un lumineux après-midi d'automne, sans doute l'une des dernières journées chaudes de cette année, et, pourtant, la plus grande bibliothèque de Montréal est en pleine effervescence.
Les rangées de sièges et de bureaux de la Grande Bibliothèque sont remplies de gens tapant au clavier, parcourant magazines et journaux et oui, lisant même des livres.


Malgré la croissance de la popularité des téléphones intelligents et des liseuses numériques, plusieurs bibliothèques canadiennes sont plus occupées que jamais.
Et cette renaissance pourrait être due en partie à cette même technologie qui devait menacer leur existence.
À travers le pays, la fréquentation des bibliothèques a augmenté de 45 pour cent au cours de la dernière décennie, passant de 16,6 à 24,1 transactions en moyenne par habitant, selon un rapport récent préparé par Lumos Research pour le Conseil des bibliothèques urbaines du Canada.
La majeure partie de cette croissance a été nourrie par l'information numérique.
L'utilisation de banques de données électroniques a plus que doublé, et les visites sur les sites Internet et catalogues des bibliothèques ont quintuplé au cours de la même période, selon le rapport.
Dans plusieurs bibliothèques, des livres électroniques et des livres audio en format numérique sont désormais disponibles en téléchargement pour les liseuses numériques compatibles, les ordinateurs, les lecteurs MP3 et les téléphones intelligents, en plus de disques et de films qui sont eux aussi disponibles.
La clé du succès d'une bibliothèque, explique Guy Berthiaume, le directeur de la Grande Bibliothèque, est de s'adapter au fil du temps. La bibliothèque montréalaise possède désormais un catalogue de 200 000 livres électroniques et envisage d'en acquérir davantage.
L'avantage? Ils sont automatiquement rendus, ce qui élimine les frais de retard. La version numérique de livres comme Guerre et paix est beaucoup plus légère, par exemple.
Ils peuvent également être téléchargés de chez soi en un clic de souris, bien que plusieurs choisissent de visiter la bibliothèque pour l'ambiance, explique M. Berthiaume en entrevue.
«Nous sommes plus que des piles de livres, dit-il. Bien sûr, nous avons des livres, mais nous avons aussi beaucoup plus. Nous avons une programmation culturelle et numérique.»
La Grande Bibliothèque, comme plusieurs nouvelles mégabibliothèques à travers le monde, a été conçue pour servir de lieu de rendez-vous central.
À la Grande Bibliothèque, le nombre d'abonnés a augmenté de 17 pour cent au cours des cinq dernières années. L'institution de 142 millions $, qui a ouvert ses portes en 2005, a désormais 286 000 membres actifs et reçoit trois millions de visites annuellement.
Il s'agit désormais de la bibliothèque la plus achalandée du monde francophone, affirme M. Berthiaume.
D'autres villes canadiennes, comme Halifax et Calgary, se sont engagées à construire des bibliothèques centrales similaires.
Malgré leur popularité, cependant, les bibliothèques risquent de passer sous le couperet dans plusieurs municipalités tentant d'équilibrer leur budget.

Benjamin Shingler
La Presse Canadienne
Montréal
Publié le 27 Nov 2011

Ici, j'intitule le retour aux bibliothèque comme un besoin de retour aux sources pour la population actuelle. Il y a aussi la notion de technologie qui progresse de plus en plus, mais les gens reviennent tout de même à la base de la communication qui reste, selon moi, la meilleure et la plus inspirante : Le livre. Le retour aux sources et la nostalgie des vieux objets font leur retour. . .

Enquête Design Packaging


Quelle est la valeur ajoutée  d’un designer ? Comment les industriels choisissent ils leurs agences ? Ces industriels ont-ils, dans le contexte actuel, des projets de conception de nouveaux emballages ?...
Autant de questions auxquelles le salon EMBALLAGE apporte des éléments de réponses , grâce à la publication des résultats d’une enquête* menée auprès d’industriels utilisateurs d’emballage…

l'Ère de sur-emballage et leur valeur ajouté à la communication du produit.
L'emballage est-il autant nécéssaire que les designers en conviennent ?

Très intéressant de pouvoir évaluer comment le contenu peut être important ou non dans tel ou tel domaine et de comprendre par la suite l'importance du design dans toutes choses.

mardi 22 novembre 2011

Fourreur Québécois et Haute Couture

Dominique Ouzilleau, prodige de la fourrure recyclée


Elsa Vecchi
La Presse
La fourrure fait un grand retour en mode. Ce qui n'est pas pour déplaire à Dominique Ouzilleau, petit-fils de fourreur, qui s'impose en héritier pur et dur, élevant son métier au rang de l'art. Les techniques du Montréalais font rêver les maisons de couture les plus prestigieuses, Dior, Chanel, Torrente, Christian Lacroix et Karl Lagerfeld.

Portrait.

Dominique Ouzilleau possède une petite boutique, rue Laurier Ouest. Sa vitrine donne à voir manteaux et vestes de vison, de renard ou de castor, autant de riches créations colorées et luxueuses, aux incroyables détails de couture et de tissage, réalisées à partir de fourrure recyclée. L'homme, vêtu d'un costard de velours ras, a le regard vif et pétillant de ceux que la passion fait vibrer. «Je suis la troisième génération de fabricants dans la famille» confie celui qui a travaillé ses premières peaux à 8 ans à peine aux côtés de ses trois frères et de sa soeur dans l'atelier familial. «Ma mère avait réussi ce tour de force de se faire accepter dans ce milieu d'hommes. Il y a 30 ans, les femmes étaient cantonnées à la pose de doublures. Coupes et couture leur étaient interdites», raconte le designer qui se souvient de la rue Chabanel, surnommée à elle seule «quartier de la fourrure» où s'échinaient 5000 travailleurs spécialisés! «Aujourd'hui, nous devons être à peine 200, du fait de la crise, des multiples polémiques antifourrure, du manque d'innovation et de la flambée des prix des créations que je juge totalement injustifiée», analyse froidement le créateur, qui constate un réajustement logique et significatif, signe des temps qui changent.

L'innovation

L'innovation justement, Dominique Ouzilleau en a fait son fer de lance. Après des années d'expérimentation, il est parvenu à rendre la fourrure toujours plus légère grâce à des procédés savants, tenus secrets, concurrence oblige! Mais rendons à César ce qui est à César, le prodige montréalais ne serait pas ce qu'il est devenu sans sa rencontre avec Paul Léonard, grand designer de l'époque, qui lui a tout appris: la technique, les reliefs et tant encore, alors qu'il était un jeune diplômé (16 ans et demi) du Centre Parthenais, une école depuis disparue. Puis vint le temps de se lancer dans les affaires et, de foires commerciales en salons, de multiplier les collaborations avec de grandes maisons de couture. «Ma première collaboration fut avec Louis Féraud. Je ne signais pas mes créations en nom propre, bien sûr, mais sous le label Naturelle Fourrure».
Un détour par la mondialement réputée École de fourrure de Copenhague au Danemark, et il se lance à la conquête du marché parisien. «Je suis allé frapper à toutes les portes, de Dior, à Chanel, avec des échantillons sous le bras, et en répétant «je repars demain!»». Une technique commerciale propre à éveiller l'intérêt des plus grands, fascinés par ses pièces d'une légèreté incomparable, affichant des motifs tartan, pieds de coq, géométriques, tweed... De véritables oeuvres d'art mariant de multiples fourrures teintes dans une palette de nuances des plus inattendues. Inutile de questionner Dominique Ouzilleau sur ses procédés de fabrication, fruits d'années de réflexion et de tests. Pour seule réponse, vous obtiendrez: «Il n'y a quasiment rien que l'on ne puisse pas faire avec la fourrure!».

Haute fourrure

Après avoir été consacré Griffe d'Or en 1997, une distinction prestigieuse, Dominique Ouzilleau collabore en 2000 avec Christian Lacroix, donnant naissance à 140 pièces magistrales. Puis avec Givenchy et Alexander McQueen pour «des modèles ornés de détails en forme de cibles, pour faire écho aux attentats du 11 septembre». Point d'orgue de ces prestigieuses associations, il y ce défilé en 2003 avec Karl Lagerfeld pour sa ligne personnelle, lequel déclare publiquement: «Le travail de M. Ouzilleau ne se fait même pas en Italie!» Moment de grâce...

Justement, vient ensuite le tour des Italiens tels que Torrente ou Gianfranco Ferré. Les souvenirs se bousculent, d'une période dorée jusqu'à la flambée de l'euro, qui signe la fin d'une époque et la chute du marché. Le créateur se tourne alors vers le Japon, friand de ses créations, jusqu'à la récente catastrophe de Fukushima. Avec un regard qui appelle de nombreuses questions, il avoue compter au Québec plus de 4000 clientes fidèles, certaines d'entre elles possédant plus de quatre fourrures signées de son nom. Mais que laisse présager l'avenir? À cette question, le designer rétorque qu'il travaille sur un brevet très pointu, en briguant un partenariat avec le groupe de luxe LVMH -- autant dire le rêve. Pendant ce temps, la Russie semble aussi lui ouvrir les bras. À 44 ans, ce prodige de la haute fourrure redonne vie aux vieux manteaux de nos grand-mères avec un talent inégalable, incarnation d'un leitmotiv indéboulonnable en forme de slogan: «Rien n'est impossible!».

Wow! une très belle histoire qui va surement m'aider à mieu dormir en continuant de me donner espoir pour l'industrie de la fourrure au Québec!Tout un parcours allucinant, Mr Ouzilleau est certainement ûn homme fier du grand parcours qu'il a accompli jusqu'ici. J'aime encore plus le fait qu'il recycle les peaux pour leur donner une nouvelle vie, une technique que seul les experts peuvent pratiquer puisque  reconnaître une peau qui semble avoir mal vieillis n'est pas une chose facile.

J'ai tenté de nous alimenté en photo pour me faire patienter avant que je me rende moi-même à la boutique rue Laurier Ouest. Malheureusement, Mr Ouzilleau ne possède pas de site internet encore mais je crois réussir à vous faire rêver sur une de ses créations. . .

*Quelques unes de ses créations se trouvent chez Holt Renfrew dans la boutique Chanel.

Publicité parrut dans le magasine: Supplementaire,
shoot: The Fallen
Photo de Matthew Lyn et stylisé par Jenn Finklestein
Shooting fait dans un parc national du Québec...

lundi 21 novembre 2011

Boutique Puces POP-up & Party d'ouverture

Prenez une longueur d'avance sur votre magasinage des Fêtes avec cet avant-goût exclusif de la foire artisanale et DIY Puces POP des Fêtes. Pour la toute première fois, Puces POP transformera un espace commercial du boulevard St-Laurent en sa propre boutique et galerie, pour présenter un petit échantillon des nombreuses merveilles que la foire a à offrir. Pendant 5 jours seulement, du 30 nov au 4 déc, nous vous invitons à acheter local et à supporter les objets faits main en profitant de cet événement de magasinage temporaire, incluant un choix de cadeaux incomparables, faits à la main par plus de 35 artisans et designers locaux sélectionnés par Puces POP.
Mercredi le 30 nov à dimanche le 4 déc
OFF Interarts (5143, St-Laurent)
Ouvert tous les jours de 11h à 20h
Party d'ouverture
Mercredi, le 30 novembre
17h-21h
Avec du vin, grignotage et DJs
 Le 10-11 décembre se tiendra la foire artisanale des fêtes

Motorola se révolte contre la surconsommation

Motorola se révolte contre la surconsommation

Le fabricant américain vient de lancer au Japon le Social 0.0 avec pour objectif la prise de conscience des Nippons sur le modèle de leur société. Une opération étrange mais révélatrice d’un ras le bol des populations diverses et variées…
Pour la sortie de son dernier bébé, baptisé Photon, Motorola Japon vient de lancer le Social 0.0. Cette opération clairement à part de ce qui se fait dans l’univers de la téléphonie mobile, se focalise sur la pensée humaine et sur sa condition actuelle dans une société tokyoïte hyper-connectée et débordée par un trop plein de consumérisme…

La campagne découpée en 3 vidéos a pour personnage principal un certain Naohiro Ukawa of Dommune, qui fait penser au héros de «V for Vendetta». Il est entouré d’un panel plutôt csp+ qui partage ses angoisses et sa vision d’une société qui ne serait pas uniquement basée sur l’abondance.

C’est d’ailleurs la question que pose Dommune aux habitants de Tokyo : «qu’est ce que l’abondance représente pour nous aujourd’hui ?». Cette pensée va devenir le fil rouge des 3 vidéos où la crainte, l’angoisse mais aussi les solutions d’une nouvelle société seront abordés sans retenues.

Le début à lui tout seul résume le sens de cette campagne. Les premières minutes se focalisent sur la prospérité d’antan, le sens matérialiste suivi par les générations passés et actuelles et surtout le déclin de cette même société qui paraît inéluctable sans un profond changement du genre humain.

Motorala veut au travers de ce dialogue dissocier son nouveau produit du consumérisme à la japonaise qui est devenu au fil  du temps un modèle de développement économique désuet…

Pour résumer, la marque veut se démarquer, se détacher d’un style de vie analogue et d’une uniformisation de son environnement.

Il y a une semaine, INfluencia se faisait l’écho d’une campagne de l’opérateur thaïlandais, Dtac, qui préconisait une forme de «slow connexion» en évitant de trop se servir de son smartphone au détriment de ses proches. Motorola dans une logique similaire, démontre que certaines marques veulent endosser l’uniforme d’un précurseur avec un discours censé et basé sur une réflexion responsable.

Pour l’instant ce ne sont que des mots mais il faut bien commencer par quelque chose. On attend quand même la suite…

Gaël Clouzard
Source: asahi.com

La surconsommation est loin d'être un sujet règlé pour le monde en général et c'est ce qui inquiète de plus en plus la population mondiale. Étonnament mais avec grande joie, nous pouvons constater que Motorola est l'un des premiers a faire un publicité qui emmène le consommateur à s'interroger à ce sujet qui touche tous les clients de cette compagnie de cellulaire. Ingénieuses et percutantes, ses annonces méritent d'être écouté et nous attendons la suite de ses vidéos pour voir jusqu'oũ motorola poussera ses campagnes publicitaires. . .